jeudi, 18 octobre 2007
Silence
Pas d'inspiration, pas d'expiration; j'en ai marre de ces mots édulcorés, de ces mots à l'eau de rose, si doux et si légers. Ecrire à l'eau de vie, écrire pour être pris à la gorge, pour brûler ces envies volatiles et peu futiles. Alcôve de mon intime je lève le verre à l'alcool que je ne vide. Ecrire pour appartenir à cette vie si belle et si fragile. Sur une lame, en équilibre je me cisaille et me tortille pour ne pas basculer, les bras écartés, funambule, boarder line, noctambule, insomniaque. Ouvrir les yeux toutes les nuits, attendre le jour pour le voir mourir, le précédent et le suivant. Perpétuel état d'être, rituel, état d'âme, mon avenir est au fond du verre, je plonge et jamais ne désespère. A la paille je me tiens, je glisse et me retiens, je coule et suis certain que mon avenir est pour demain. Dans les vapeurs je m'affolle, quand je bois je suis drôle, irritable si tu me frôles, depuis des jours en métamorphose, je me transforme, enfin j'ose, faire ce que j'aime, et me maintenir au niveau du réel pour ne plus en finir, pour pouvoir sortir de ce rêve éternel. Changement stupéfient et pourtant si simple, être moi me fait du bien et l'envie me hante, chaque soir et chaque matin, de recommencer, par besoin et non par devoir.
Crier que c'est trop bon, que c'est trop bien que j'adore, en veux encore, libérer, révéler, prendre encore et donner, recommencer encore et à corps, en accord et essayer, de se calmer pour éviter de vouloir encore commencer, ne plus s'arrêter, tellement j'ai gâché mon temps à tout garder, si facile pourtant de tout lâcher, addict plaisir, bonheur de jouir, de vouloir appartenir à ce monde qui ne veut finir.
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mardi, 28 août 2007
Instant présent
Odeur suffocante, moiteur asphyxiante, le touriste déroule son parfum à l'ombre de nos vitrines, sans lave les mains, de coller ses empreintes sur la transparence de notre écrin, comme un vol, fou le, can, détale de notre intime. Reste dehors il pleut des rayons de soleil. Explose ton magma, déverse ta connerie, réveille toi comme au cinéma les vacances sont finies, la clim est en panne, trop tirée pour vous rafraichir, au musée comme des ânes vous entrez pour ressortir. Ici pas de visites, l'entrée est gratuite, commenter avant la fuite, peur d'acheter, tout de suite. Se payer une ville dont on n'a pas les moyens pour lécher une pauvre glace qui coule sur tes espadrilles. Couvre feux, c'est la guerre du luxe, rentre au camping tu sera bien plus heureux
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mercredi, 22 août 2007
Délire mais si...
Sur ce drap en lin seul endormi au repos éthernel, à l'odeur asphyxiant ce sein sue air humide, elles me parlent en art âme et hein? dit eux, mais si et pourquoi oui, fait ta scène. Porte ta croix, crois en elle, toi l'enfant dit vin comme eau à boire au soir de ta première vie, célèbre le sang et le corps en qui douche avant de dormir, de partir pour revenir sur ta pierre tombale allonge toi, elles ne croiront pas à ton délire, ta mère pleure et elle seule sait pourquoi elle t'enfanta par le sein t'esprit, ton père, ne le sait pas que tu es l'enfant roi issu d'un peuple élu au suffrage ancestral, culture magistrale, béret, sheet, barras, hello him ou her en français en anglais ou dans la langue de dit eux, il ne viendras pas, ne l'attendez pas c'est n'importe qui et même peut être moi
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