samedi, 20 septembre 2008

mail en colis

Comme un t'chat, grain de folie, saute en l'air et rebondit. Sentiment par décevance, par avance ressent cette résonance. Féline et agressive, évasive, abusive, elle joue à nous faire rire de peur que notre avenir se mette à noircir.

Sans meurtre au paradis,  sans naissance en enfer, on vie en survie virtuelle et nécessaire, par amour sans dépit, imaginaire et si belle.

Peur de moi, peur pour les autres qui sont comme ça, cachés, planqués, qui mail et se mêlent à cette galerie pathétique et tragique.  C'est qui  ce facteur  d'anonymat qui sonne  à la porte de l'écran, qui  dépose des mots,  des pubs qui pullulent, des poubelles d'écriture qui puent le racolage, qui saccage  nos boites de vieux emballages de cul , de jeux et de cadeaux, des colis sans surprises qu'on déchire tellement le bruit est beau,  cette corbeille sur nos bureaux. Perte de temps tout simplement, je me souviens encore du plaisir que je prenais à consulter cette boite qui sentait la nouvelle, le petit coucou si naturel. Technologie débordante de profit en gagne petit, si tu cliques ici, 1 centimes  et c'est fini.

Je désespère mais je suis fier de retrouver mon vieux stylo, faire surfer ma plume sur une feuille blanche, sur du papier que je peux déchirer, froisser, griffonner et mâcher... comme avant, faire une boulette, la cracher sur ta tête, c'est fini tout  ça, elle est collée sur mon écran, je gratte à l'ongle ce lcd qui regorge de lettres effacées.