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vendredi, 26 septembre 2008
Pluie
Lame de poète, tragique, autobiographique, déchirante et délirante, je cisaille et je découpe ce tissu de vérité, avec l'âme de ce couteau qui grave des mots et remplace mon stylo. C'est la foire à l'exutoire, écriture chirurgicale, bancale, pas banale mais je n'ai plus mal. Comme un virtuose de la plastique, j'incise et je précise qu'elle reste assise à me regarder, à m'écouter danser avec les mots, à composer un visage inesthétique, à massacrer ce que j'ai de plus beau. Pas de limite pour m'envisager, plus de limite pour me dévisager, reflet anamorphique de ma finesse tragique, je reste derrière ce miroir dégoulinant de vérité, je reste dans mon placard de mensonge improvisé. Ou suis-je, qui suis-je ?
Sous un ciel monochromatique d'un gris magique, je suis là tout simplement, derrière ma fenêtre de sentiment, la pluie dégouline, je me lèche les babines, je devine que c'est toi encore ce moi que l'on ne voit pas. Imprévisible vision d'un autre moi aussi bon, j'ai le souvenir inexpliqué d'un goût d'inachevé, d'avoir été celui là, celui que l'on n'oubliera pas.
Mais au fait, j'avais juste une idée, l'envie de me raser, de me faire beau pour toi, je me suis égaré et je me suis coupé...
08:49 Publié dans Des-espoirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Y'a pas... j'suis grave fan.
Ecrit par : Folie Privée | lundi, 29 septembre 2008
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