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jeudi, 08 mai 2008

Une minute

Un battement de silence dans mon cœur, leur regard vie dans leur douleur, sans remords et sans respect, assis je suis resté. Un mouvement sans un geste, immobile et pétrifié comme une boule de nerf calme et resserrée. Ils étaient tous là dans un bruit inaudible, ils étaient tous là dans un silence indélébile. Effacer leur mémoire, entretenir leur souvenir, jusqu'au bout ils vont y croire à cet impossible avenir. Ennemis comme des frères, amis comme leurs anciens pères, fouler une terre comme l'on vole sa propre mère. Jètent un cailloux ou marquent leur passage, fêtent un dégoût de crime et de saccage. Souffrir pour vivre, vivre pour espérer, espérer pour avancer, avancer pour penser qu'ils sont là pour la première fois, chez les autres  qu'ils ne voient pas, ceux pourtant qui depuis si longtemps, ne se reposent pas. Invasion légitime, possession primordiale d'un peuple victime d'une haine peu banale, vengeance sans savoir que pour exister ils acceptent les autres par hasard au lieu de les détester. Vivre en harmonie, dans une culture semblable, vivre pour la vie sans croyances fondamentales, si proches et si différents, il est si proche cet orient, ce pays inconcevable. La paix n'existe seulement que lorsque l'on n'invente pas la guerre, la paix arrive seulement lorsque l'on veut bien la faire.