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jeudi, 21 février 2008
Vieillir
Ma source, mon oasis, la soif d’une beauté éternelle,
Coules en moi tel un fleuve et pardonnes mes envies.
Les jours incertains aux délicats mirages de la vie,
Toi la femme, aimes ton image, le visage de ma belle.
Je parle avec mon cœur, au sourire dans les yeux,
Le temps s’enfuit sur tes lèvres et sillonne ta fraîcheur,
Ecoutes ma peine, prends ma main et n’ais jamais peur,
Avançons ensemble lentement et devenons vieux.
Jeunesse perdue, respire l’odeur de ce parfum,
Abandonné en tes bras je serais ton défunt,
Mon souvenir te guidera aux portes du passé,
Seule avec toi-même, de ta vie je me suis effacé.
Quelle importance alors de franchir les années,
Jamais de toi, ma fleur, l’idée d’être fanée.
La rosée sur ta peau brille de tout mon amour,
Tes pétales illuminés ont la douceur du velours.
Exaltes ta grâce et ne regardes plus que moi,
Tes sens m’empoisonnent de tous ces émois,
Allonges toi sur le divan de ma conscience,
Racontes moi tes envies et mes impatiences,
Tu es malade de boire le fond de ce passé,
Saoule de déguster la liqueur nos amours,
Parles moi et je te promets, de caresser
Ta douleur et de te soigner, pour toujours !
20:25 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
lundi, 11 février 2008
9 rue lamsside
Terrain vague en parking improvisé, atterrissage au coeur d'une cité, si fragile pour les non avisés. Jette les valises, effet de surprise, petite rue en pente, l'angoisse ne nous hante, descente inconnue vers une ville stupéfiante. Ruelles en escarcelle, comme une bourse de plaisir remplie d'un grouillement perpétuel, de petits échanges pleins de vie en frénésie éventuelle. Affolés d'être guidés vers un monde inconnu, la porte entrebâillée nous accueille en bienvenue. Demeure de caractère, on se roule parterre, heureux de découvrir un toit à ciel ouvert sous lequel on va s'endormir en cette chaude nuit d'hiver.
Envoûtante évasion, excursion improvisée, il faudra bien pourtant ne pas se perdre et se faire guider. Labyrinthe millénaire cache en ces recoins, des monuments et des humains qui ont bâtit leur destin depuis si longtemps. Plaisir des sens, couleurs et odeurs, on découvre avec bonheur l'essence d'une passion, rêverie venue d'ailleurs et pourtant ils y sont.
La nimbe du Tout Puissant couronne ces milliers de fidèles qui prennent le temps à chaque instant d'attendre le prochain appel. Instant spirituel, fermons les yeux, la prière n'est que plus belle, sous le soleil de Dieux, recueillement éternel.
Moments de détente, de surprises et d'émotions, le temps nous semble si long, si loin et si bon, le temps passe trop vite, on se repose et l'on s'excite à l'idée de découvrir ce lieux aussi magique que mystique.
Dans ce havre de douceur, d'exotisme et de saveurs, nous vous remercions et vous fairons l'honneur par ces quelques lignes de vous dédicacer notre bonheur, d'avoir partagé votre vie, votre maison, et de revenir passer quelques heures dans votre demeure ou sans délire nous avions oublié tous nos petits malheurs.
A Stephen et Bruno
www.riad9.com suivre le lien à gauche dans la colonne
20:00 Publié dans Evasion | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
dimanche, 03 février 2008
Humains comme des hommes
Prendre un char, terre sans haine
Prendre un car, chair sans laine...
Ils ont froid sur ce banc de la honte, faudra bien pourtant qu'ils y montent. Prendre un avion sans attente et sans émotion, le plateau repas c'est le dîner que ce soir ils n'auront pas.
Ils ont faim sur ce banc de la honte, faudra bien pourtant croire aux histoires qu'on leur raconte. Prendre un avion comme des chiens sans chenil, cette gamelle est le repas que ce soir ils auront.
Vie promise, terre d'asile, elle n'a plus besoins d'eux, fuite sans dignité, comme des sang papiers ils se jettent au feu.
Rejoindre cet enfer si vite oublié, rejoindre cette terre si proche et si vraie, ce désert dictateur sans frontière et sans pitié, va les gaver de sable et de pauvreté. Illusion sans mirage, pillage et saccage, quotidien oublié si vite retrouvé.
Boire un coup avant le naufrage, il pleuvra sûrement avant que tu n'es plus l'âge de croire que le destin t'a fait naître là bas, dans ce paradis terrestre que l'homme ne comprend pas.
Des lois et des idéaux pour penser qu'on est différent simplement parce qu'un crétin n'avait plus assez de couleur à leur offrir en cadeau.
Prendre un avion pour le plaisir de fuir un quotidien si doux et si calin, rejoindre cette Afrique, retour aux sources comme un crétin, c'est ici que tu as vu le jour alors ne te crois pas malin. Dédicace ton voyage à ceux qui n'ont pas de matins pour ce dire que ce soir ils seront loin.
Vacances
22:35 Publié dans Des-espoirs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


