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dimanche, 03 février 2008
Humains comme des hommes
Prendre un char, terre sans haine
Prendre un car, chair sans laine...
Ils ont froid sur ce banc de la honte, faudra bien pourtant qu'ils y montent. Prendre un avion sans attente et sans émotion, le plateau repas c'est le dîner que ce soir ils n'auront pas.
Ils ont faim sur ce banc de la honte, faudra bien pourtant croire aux histoires qu'on leur raconte. Prendre un avion comme des chiens sans chenil, cette gamelle est le repas que ce soir ils auront.
Vie promise, terre d'asile, elle n'a plus besoins d'eux, fuite sans dignité, comme des sang papiers ils se jettent au feu.
Rejoindre cet enfer si vite oublié, rejoindre cette terre si proche et si vraie, ce désert dictateur sans frontière et sans pitié, va les gaver de sable et de pauvreté. Illusion sans mirage, pillage et saccage, quotidien oublié si vite retrouvé.
Boire un coup avant le naufrage, il pleuvra sûrement avant que tu n'es plus l'âge de croire que le destin t'a fait naître là bas, dans ce paradis terrestre que l'homme ne comprend pas.
Des lois et des idéaux pour penser qu'on est différent simplement parce qu'un crétin n'avait plus assez de couleur à leur offrir en cadeau.
Prendre un avion pour le plaisir de fuir un quotidien si doux et si calin, rejoindre cette Afrique, retour aux sources comme un crétin, c'est ici que tu as vu le jour alors ne te crois pas malin. Dédicace ton voyage à ceux qui n'ont pas de matins pour ce dire que ce soir ils seront loin.
Vacances
22:35 Publié dans Des-espoirs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



Commentaires
Que j'aimerais avoir cette si belle maîtrise de la langue française. C'est magnifiquement bien dit.
Bravo Poête
Jack NYC
Ecrit par : jack NYC | dimanche, 03 février 2008
Merci à toi pour le comm'
Ecrit par : Comporte-mental | dimanche, 03 février 2008
Et bonne vacances.
Ecrit par : Folie Privée | mardi, 05 février 2008
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