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mardi, 25 décembre 2007
On est super con à 18 ans
Les années très passent vite, belle époque ou années folles, années vingt ans farandole, insouciance tu nous imites, à cet âge là notre cervelle était si molle.
Faire le mur pour y planquer la voiture, premier baisé sur chocolat non glacé, crème coulante sur tes lèvres affriolantes, on a joué sans affection une série télé d’AB production.
Un peu bourge, et peu fidèles, on découpe un pascal pour prendre une bouteille.
Cette boite de nuire à notre identité, cette boite pour fuir, cette boite pour danser, pour boire et en finir. Musique sauvage, tous bourrés, tous le même âge et prêt à vous tirer.
On baisait à la volée pour jouer à les aimer, visages d’anges trop con et trop parfumée, petite voiture pour ne pas marcher comme ces coincés.
Prendre les autres de haut tellement on était bas, on cachait notre courage derrière de faux plaidoyers.
Nuits blanches pour dormir au fond de la classe, envoyer chier la petite prof par manque de classe. On était une Ptite bande prête à dormir dans la même pièce, se faire câliner pour que les autres nous entendent s’éclater. 100 bouteilles de bière avalées pour pisser sans bander, la Ptite voisine, elle, avait oublié son stérilet. L’autre con qui nique au bord d’une piscine, sa nana qui nous gonfle au bord des larmes. Toi et moi dans la baignoire, se faire jouir on va pas pouvoir, salle de bain en bureau des plaintes, j’ai trop picollé et pourtant je t’ai aimé, me suis endormi avant même de te le prouver.
La petite folle me cherche partout, elle aussi est amoureuse mais je la planque un ou deux jours, j’en fais ce que je veux, premier amour !
Les potes qui balancent par jalousie ou mésentente, trop fin pour se cacher, trop lourd pour dire la vérité. On révise le bac comme si on allait à la fête, on joue au cas’ sans se prendre la tête. On vole sur le fric, on se pique au jeu, on se drogue au pastis et on est heureux. L’avenir est un mot que nous n’avions pas inventé, déguisés en petits cons, reflet d’une certaine mentalité.
Grandir dans une ville comme ça, s’apprends plus vite que danser la salsa.
Sport quotidien, sécher les cours, flipper et ptit joint, faire les boutiques et se croire malin de s’habiller avec du chic, chaque soir et chaque matin.
Afficher une marque pour se croire fort, se déguiser en arnaque pour ne jamais avoir tort, dégueuler par la portière pour conduire vite et se croire fier.
Assurance tout risque sans coller le 90, embrasser un trottoir, froisser la tôle sans désespoir.
Nous étions des assistés, des gosses de riche mal honnêtes et un peu paumés. Il y a 20 ans je n’imaginais même pas qu’aujourd’hui je serais fagoté en chemise Kiabi mal repassée.
Merci à toi Folie...
17:55 Publié dans Sujet à notes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



Commentaires
On etait jeunes et rich... ah non moi non, riche pas du tout. Mais on etait jeunes en tout cas.
Très chouette note, pil poil dans le genre realité bien suggérée. Je sais : j y etais (et pas que dans la baignoire).
Ecrit par : Folie Privée | mercredi, 26 décembre 2007
on avait la richesse du coeur, bon début pour des super cons
Ecrit par : Comporte-mental | mercredi, 26 décembre 2007
On etait beaaaaaaaaux comme des enfaaaaaants....
Ecrit par : Folie Privée | mercredi, 26 décembre 2007
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