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mercredi, 19 décembre 2007

L'amour physique est sans issue

Parce que je n'ai jamais aimé Jean Jacques Goldman, parce que comme toi elle s'appelait Sarah et comme toi elle a fait un bébé toute seule. Et moi dans tout ça, je joue quel rôle, celui du géniteur ou d'une simple idole. Sur les murs de ta chambre tu décolles mes posters, les froisses comme une folle qui descend en enfer, tu pètes ma guitare et la jette en l'air. Mais j'irais au bout de mes rêves.

Faire l'amour à une poupée, faire l'amour à une photo, faire l'amour comme si j'y étais ou faire l'amour par défaut. A haute vitesse je m'enfonce, j'ai bu sur tes fesses jusqu'à la défonce, vers notre ultime désir je fonce. Elle est molle ma petite folle, elle n'est pas dure pour elle, elle est raide pour toi, tu me jettes des claques et me fout des coups de groles. Ferme les yeux et caresse ma douceur, je me suis levé tôt pour épiler cette horreur. Ma peau est douce comme du papier glacé, ma peau est rose comme du papier satiné, impossible de faire demi-tour, je pénètre sans marche arrière, comme toi je suis lisse, en toi je me glisse, je pénètre sans savoir quoi faire. Cet enfant je l'ai voulu, en cet enfant elle n'as pas cru, je voulais qu'elle se nomme Sarah et elle,"sacrifice", la surnomma. Elle aurait eu les yeux clairs, elle est morte pour toujours, holocauste éphémère, extermination d'un seul jour. Allez croire que je pourrais être père, je n'ai même pas eu un seul frère. La mère de mon enfant c'est toi et sûrement pas elle, son intimité me désole, de la tienne je suis fier, je t'aime quand elle m'absorbe, je t'aime quand tu mets ta robe, je soulève le voile qui masque tes cuisses, je plonge dans l'interstice de ton humide moiteur, rejoindre ce précipice, mettre le feux à ce délice, je ne contrôle plus, j'ai peur et je pleure. La voie est libre, la voie est douce, la voie est chaude, mais la voie est sans issue. Sacré plaisir, crétin de désir, si je rentre je suis mort, si je rentre je ne sort, ton "vagin est une impasse", roulette russe, impair et passe, en rouge et en noir je fantasme, ces va-et-vient sont sans retour, putain de pléonasme! Mais tu vaux le détour... 

D'après une idée originale de Folie Privée

Commentaires

On dit "un sujet imposé".
Bien joué mec. Très bien joué, même.

Ecrit par : Folie Privée | mercredi, 19 décembre 2007

t'as raison c'est "Mon" texte, à ton tour...

Ecrit par : comporte-mental | mercredi, 19 décembre 2007

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