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mardi, 11 décembre 2007

Timide


Je reste derrière la queue, les mains moites, mon cœur bat à 100 à l’heure, je n’ose parler, je n’ose regarder, je n’ose gêner, je n’ose être remarqué, moi le visage d’ange adulé tel l’enfant prodige.

Pourquoi sentir tant de regards se porter sur moi, je n’ai rien fait de mal, je ne dérange personne, vas y fonce met toi en avant, sort du lot, impose toi, ouvre ta grande gueule, exprime le fond de ta pensée, t’as une langue c’est pour dire quelque chose.

Tu es petit, tout petit dans ce monde sans pitié, ça grouille, ça hurle, ça rigole, ma tête tourne, je me sens vide, je me sens seul, c’est ça alors le «  grand moment » de solitude, perdu au milieu de cette foule, et pourtant ça respire la joie et le bonheur ici, ces odeurs ces couleurs, le décor est magique, féerique, alors lance toi, fonce mon gars c’est ton tour !

Et pour la jeune fille ce sera quoi ? Heu ?? Une baguette bien cuite madame s’il vous plait…   

Mais je suis un garçon !

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