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jeudi, 15 novembre 2007

A mon père spirituel

 

Dans mon sanctuaire de solitude, mon prêtre tu étais, toi le sage tu savais me sortir de cet engrenage mérité.

Portrait craché en molard de vérité, dégouline ta face cachée sur le miroir de l’intégrité.

Alexandrin tu es né, à la mer on t’a jeté, à la maison des vivants tu te reposes, sommeil bien apprécié.

Course folle de ta vie, à travers le monde et au Paradis, en arabe tu me surnommas, en français tu m’insultas.

Ton élégance, ta foi on su me guider, tes histoires présentes on fait mon passé. Généreux mal organisé, trop bon trop con ils t’ont tous baisé.

De la science infuse tu avais horreur, ta franchise tu exprimais, tu n’avais jamais peur et je sais que ce n’est pas vrai. A l’article de la mort, je ne voulais te déranger, le seul, autorisé à t’emmerder. Intuition spirituelle ou désir de tout quitter, toi la lenteur même si vite tu nous as abandonné.

Un peu mytho, un peu menteur comme pour nous épargner ta douleur, demi vérité trop souvent dissimulée, ton confident de moi tu as fait. Seul sans toi je suis resté, ton lourd fardeau je vais porter. Pour nous deux je me battrais, quelle formidable équipe nous avions formée.

Ni juges ni commissaires ont pu nous résister. Tout ce que j’aime de toi  c’est volatilisé.

Tous les jours je t’attends comme par habitude, tu es loin maintenant misère et ingratitude.

Ta vie bien remplie, cette larme a débordé, dans un dernier « tout va bien », pour mourir tu t’es caché.

 

Aujourd'hui tu aurais 69 ans, tu seras toujours celui que je n'ai pas connu à 20 ans...   

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