vendredi, 23 décembre 2011
Ecole, chap2 redif
15 ans plus tard, loin de tout ça, sans mémoire, je ne me souviens pas. Sélective et admirative, je pardonne leurs erreurs, je me révèle à la vie et c’est toi qui a peur.
Tu attends avec impatience mon réveil et ton ignorance. Impuissante et latente le jour se lève, la nuit s’achève et tu ne dors toujours pas. Silence de ton téléphone, silence dans ta tête, hâte de me découvrir, peur de me voir sourire. « Seras tu une autre personne, seras tu encore celle qui en moi résonne », je ne sais pas, tu n’y penses pas, « Je voudrais juste que tu sois Toi » tu me l’as souvent dit et même moi ne le sais pas.
Mon histoire tu la connais, chaque récit te fait deviner pourquoi je suis comme ça, si douce et terrible à la fois.
Mon passé déchire tes entrailles, quand je parle tu en as mal au ventre pour moi. Aujourd’hui tu es seul, sans nouvelles et sans haleine, ta gorge est sèche, tes yeux sont froids, l’espoir incertain quand je défie le destin.
Inquiétude légitime, tout se passera bien, mais toi tu es là, à attendre je ne sais quoi.
Des mois à me supporter, à me regarder me transformer, à soutenir mes angoisses, à pleurer quand les autres jacassent, affronter les regards, ne pas vivre par hasard, tu te demandes encore pourquoi on ne nous accepte pas.
Vivre à trois, vivre pour toi qui m’encourage et subit ce combat. Se battre contre les autres, me battre pour être moi, pour exister et ne plus me cacher, souviens toi encore du jour ou mon prénom n’étais plus celui là.
Premier pas vers la reconnaissance, victoire sur mon enfance, j’ai un an maintenant et demain tout recommence.
Il est 10h 15, tout le monde est épuisé, tout c’est bien passé mais je ne me réveille toujours pas…
L’anesthésiste surveille, le chirurgien sommeille, mais il est là. Cet artiste de la médecine, ce virtuose du bistouri, ce poète de la plastique, celui qui composa pendant des heures pour que moi je sois comme ça.
Au chevet de son œuvre, inquiet et satisfait, il me regarde dormir, mais mon esprit est perturbé.
Les monitorings s’affolent, les espoirs s’envolent, mon éveil est repoussé, suis-je puni d’avoir essayé ?
Il est tard, très tard, l’opération est terminée depuis des heures, mes yeux sont clos, mon cerveau en stand by, ton téléphone a sonné et moi, je suis dans le coma.
Tu entres dans ce service, décomposé et pétrifié, derrière ce miroir sans teins et sans joie tu découvres un Moi incertain, tu t’effondres de ne pas me voir.
Je suis une momie dans un sarcophage clinical, des kilomètres de bandelettes me recouvrent, je suis l’autre, celle que personne ne découvre. Je suis loin de savoir que je passerai des jours à attendre de te revoir.
Le plus dur sera de m’attendre, de savoir si je reviendrai d’un outre tombe mal organisé, d’un voyage au cœur de l’ombre.
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dimanche, 02 octobre 2011
Ecole chap1 rediff
Le calme planait entre ces murs centenaires, un silence régnait du haut de ce vieux plafond, l’agitation latente étouffait, les minutes défilaient comme des heures inespérées, les regards se perdaient dans ces fenêtres translucides, miroirs anamorphiques usés par le temps ou chacun cherche son image difforme et si amusante.
Le dernier rang suffoque, les mains moites collent au formica des vieux bureaux patinés aux graphes de milliers de petits mots et messages d’adolescents rêveurs insouciants, qui confondent feuilles blanches et culture.
Les lignes sont pleines, les plumes sont vides d’avoir étalé tant d’idées à l’odeur d’une matière si peu grise qu’il n’y avait pas tellement de choses à dire d’un sujet aussi stérile qu’incompréhensible pour de jeunes personnes si futiles et si juvéniles.
Mais les esprits sont ailleurs maintenant. L’idée de croire qu’on est meilleur que les autres ne s’étale pas sur du papier, du moins pas pour eux, les durs, les beaux, les grands, les forts, ceux qui ne se mettrons jamais devant simplement parce que cela ne se fait pas. Ceux qui passent leurs journées au Café d’en face, qui n’ont pour seul avenir que l’argent de leurs parents. Ceux la même qui se croient si intelligents, qui ne sont pas doués et qui ne le savent même pas, ces crétins qui pensent que le bac c’est pour les autres, imaginent leur avenir tracé comme un plan mal dessiné, mais eux ne le savent pas, que moi je suis là, que je serai celui pour qui ils ne dormiront pas.
Leur petit jeu du jour est si minutieusement calculé, leur envie de faire mal pour épater je ne sais qui, leur envie de s’attaquer à un être banal, celui pourtant qu’ils ont choisi.
Dans les couloirs de ce monastère résonne une cloche ancestrale, il est 16h, le ciel est bleu azur, l’humeur générale n’inquiète personne, l’objectif de cette douce après midi de printemps est ailleurs, la raison aussi je pense mais je suis encore loin d’imaginer ce qu’il se passera là bas, en bas, dans cet endroit vide, noir et si profond que les vieilles ampoules n’ont même plus la force de lui donner un peu de lueur, un peu d’espoir, un peu de vie.
Des centaines de pieds s’affolent sur les marches de ces vieux escaliers de pierre, le dernier rang est dehors avant tout le monde, il s’excite il se presse de rejoindre le vestiaire, d’enfiler sa tenue de sport et son costume de terreur. Des jours que tout est prévu, minuté, organisé, que le cancre absolu a établi sa stratégie, juste comme ça, pour rire avait il dit aux autres, les moutons de la farce, les dindons du gag qui rigolent pour un rien tellement leur cerveau est vide de bon sens.
J’ai peur comme à chaque fois, j’ai peur encore une fois et je vais prendre sur moi. Il faudra bien affronter ces regards, ces rires, ces moqueries, mais je suis comme ça, je suis né comme ça, je ne changerai pas, je ne le peux pas mais eux ne le supportent pas.
Mon sac est lourd, mon cœur est gros, tant de fois dispensé, mais là, impossible d’y échapper, c’est la dernière, le grand final, le bal des sportifs, le carnaval des athlètes, les petits muscles dans le crâne et la cervelle dans les bras.
Ils ne savent pas, n’imaginent pas une seconde mais alors pas une seule que je suis plus fort que ça, j’ai peur mais pas pour moi, je leur ferai mal et je ne le veux pas mais ai-je le choix ? Aujourd’hui je ne l’aurai pas, aujourd’hui je serai moi, celui qu’ils ne voient pas, celui qu’ils ne connaissent pas, celui par qui tout finira une bonne fois une dernière fois.
Cette salle est sordide, cette salle est profonde, couloir interminable, en sous sol d’hôpital, sans lumière, une simple verrière, j’avance à petits pas, lentement, furtivement, je suis leur appât, ils ne savent pas encore pourquoi aujourd’hui je suis là.
Les filles rigolent, chacune d’elles préparant son costume, répétant son spectacle, expression corporelle, gymnastique artificielle, discipline dominicale.
Le dernier cours d’éducation sportive a pour tradition de partager avec les autres son activité ou sport pratiqué en extrascolaire.
Le dernier rang va encore nous faire son habituelle démonstration de foot, les deux rigolos vont une fois de plus faire leur combat de boxe et les filles seront comme des folles à l’idée de se retrouver ce soir dans les bras d’un musclor invertébré qui ne pourra même pas leur faire de mal tellement un verre de bière l’aura rendu encore plus débile que le caniche de sa tante.
Je m’assoie sur un banc, tout au fond dans l’obscurité, je me déshabille lentement sous le regard des autres, regards de haine, regards jaloux, envieux, malsain, regards de peur et de colère. Je contemple le vieux parquet usé, humide, enfile ma tenue délicatement, tout est sale et noir ici, mon ensemble blanc ne mérite pas ça, pas pour ces crétins ignorants et stupides.
Les autres sont calmes, trop calmes pour une fois, mais je suis là, j’observe les filles mais ne les voit presque pas, j’aimerais pourtant les apercevoir, deviner leurs formes, leurs ombres, sur les murs blancs de la douche. Elles sont jeunes, elles sont belles, leurs corps sont encore fermes, inexplorés, vierges en toute innocence.
Et moi je suis comme ça, malade de ne pas être comme elles, mais pourtant c’est moi que l’on regarde, que l’on observe sans savoir qui je suis, sans savoir pourquoi j’en suis timide, complexé, névrosé et pourtant si normal…
La porte s’entrebâille, la belle brune sort en sous-vêtements de collégienne, mais tout le monde sait que le sexe elle aime ça, tous les samedis soir un mec s’accroche à elle, elle boit, fume et adore ça, se trémousser pour être aimée, une fois, à chaque fois.
C’est vrai qu’elle est excitante, sa petite culotte en coton entre les fesses, la mode du string viendra plus tard, trop tard.
Elle ne me voit, ne me sent pas, je respire fort, trop fort, je transpire, j’expire mais ne me calme pas. Pourquoi avance-t-elle vers moi ?, pourquoi se dénuder devant moi ?, le désir envahi ma tête, mon corps tremble pour je ne sais qu’elle raison, pourquoi me faire ça maintenant, je n’ai rien fait, rien demandé, mais elle avance comme ça, les mains sur sa jeune poitrine, l’œil vif et déterminé, les autres ne sont pas là, que font ils, ou sont ils, je ne sais pas. Je baisse la tête, mes longs cheveux recouvrent mon corps, je feins de ne pas la voir, mes mains cachent mon désir trop voyant, ce corps qu’ils ne connaissent pas, l’étrange combinaison d’un autre et de moi, mais alors que ce passe t-il à cet instant. Réaction chimique, hormonale, naturelle je pense, mais je ne maîtrise pas, je ne connais pas, je ne comprends pas.
Je ferme les yeux, ma bouche est sèche, ma tenue blanche se confond avec la pâleur de mon visage, seul au monde, enfin dans mon coin, elle ne me verra pas, m’ignorera, passera à côté de moi comme si je n’avais jamais existé et elle me soulagera de ne pas l’avoir remarquée.
Je sens son souffle dans ma nuque, le banc craque au léger poids de ses jolies cuisses, une main effleure la mienne, je suis raide, je suis frêle, que cherche-t-elle, me faire ça à moi, alors elle ne sait pas, elle ne croit pas, ne comprends pas. Et mon envie, mon avis, on en fait quoi.
Ses mains insistent, ses doigts persistent, et m’excitent. Réflexe, soumission, je caresse son corps de déesse, je glisse dans l’humide interstice de son intimité, c’est chaud, c’est doux, contre nature mais je ne peux résister.
Le temps s’arrête sur l’horloge du désir, entre ses seins je vais m’assoupir, peur de jouir, interdit fondamental, refuser ce plaisir attendu par tant de mâles.
Je lui refuse mon sexe, me retourne avant la tempête, j’ai froid et chaud à la fois, je me ressaisie et oublie tout ça.
Instant volé, instant détesté, la lumière nous éclaire, les sauvages regardèrent comment moi, l’autre que l’on ne voit pas, j’ai pu faire ça sans volonté et sans voix
Flash après flash je contrôle ma colère, ils étaient bien là les autres qui me jetèrent par terre, comme une salope et un pariât, cliché mal cadré mon corps étalé devant eux et derrière moi, les mains liées, je vais résister, je saute en l’air et en massacre deux ou trois. Mon kimono est noir, couleur de ma ceinture, combat de terreur, je deviendrai leur futur, la personne qui les écrasa, celle qui les lamina, juste un instant pour un viol consenti parce que maintenant à mes pulsions je dirais oui !
La gonzesse c’était moi, la minette qu’ils ne supportaient pas, la petite pas comme les autres qui danse comme une chinoise, mais qui n’a pas de droit, se défendre pour comprendre, se défendre pour apprendre que les différences on ne les vole pas, on les subit ou on ne les montre pas.
C’était il y a tant d’années et je ne me souviens pas comment cela avait commencé mais plus personne ne me regarda. Instaurer le respect, non par fierté mais par devoir, instaurer une autorité à me parler et à me croire. Me battre pour exprimer mes idées et mon désespoir, battre en retraite pour éviter de me décevoir
Je voulais simplement exister maintenant il est trop tard….
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jeudi, 22 septembre 2011
Co-con
Parce que chacun de nous vie en symbiose avec un autre Moi, parce que chacun de nous ignore son hôte, parce que chacun de nous vie avec son co-con, cet Autre qui vie au fond de nous et qui, un jour peut être se réveillera…
lundi, 25 juillet 2011
DICTON DU JOUR
"L'intelligence de certains fait la perte de temps des autres..."
jeudi, 14 juillet 2011
SALOPE
Une ruelle anonyme, un trottoir trempé, une invitation coquine, une soirée ratée. Il promène ses mocassins noirs de cuir et de lassitude. Sur un air de jazz avance à petits pas au rythme d’un saxo,
il déambule dans le vague, pense à cette soirée sans bulles, ce champagne du désespoir qui coule encore dans sa tête, ce canapé sans foie gras au gout d’amertume, ce caviar du pauvre rêveur qui vient de briser sa plume, ce soir il rentre tard. Comme un funambule en apesanteur sur sa ligne de vie, observe son reflet dans les flaques de cristal qui parsèment son chemin de la honte. Au détour du hasard il crame sa dernière cigarette, dénoue sa cravate, rigole et la jette. Il est libre maintenant, seul, mais libre, justement. Cette blonde excitatrice, manipulante, provocatrice et vibrante n’a pas compris qu’elle n’avait rien à faire dans sa vie. Assise les jambes écartées, sa mini jupe légèrement relevée, laissant entrevoir son intime conviction, la coupe à la main, le sein souriant et l’œil en coin, elle n’a pas su voir à quel point ce mec est trop bien, trop malin, pas assez crétin pour manger du câlin les yeux fermés, le cœur bandé, il voulais vivre autrement. Elle ne pensait qu’à son argent la petite idiote, rouler cheveux au vent au son d’un V douze, monter sur ses talons et se rendre à de chics partouzes, mais cette soirée là il la prépara sans regret et sans joie. Sa lèvre pulpeuse n’a sucé qu’un seul doigt, celui qu’elle s’est mis dans l’œil en pensant bague et carat. Cette tentatrice des quartiers chocs, en pleine panique, casse tout et le quitte, lui balance des invectives et des offenses, elle pousse de tels cris qu’elle en oublie ses cinq sens. Sur un air de colère il la gifle et lui casse le bras, attrape sa crinière et la pousse en bas, en tenue de sorcière elle crache son rouge à lèvre de sang, il se barre par derrière, c’est fini maintenant, il est libre, justement
mardi, 12 juillet 2011
EX
Elle est frauduleuse, joueuse, imprévisible, si sensible,
Psycho-destructive, affective, jamais passive,
Chaque réflexion, déraison, dérision,
Comporte sa part de mental,
Elle vie de toi en toit, domine cette danse,
Elle glisse sur la tuile de l'imprudence,
Elle est comme ça,
La nature à l'envers l’a rendu si pervers,
Insoumise, jamais comprise, elle domine,
Ne paye pas de mine,
Insatiable, désagréable, pourtant si baisable,
Infidèle, attirante, attachante,
Si prudente, un peu pédante,
Un peu léxomil, pas docile, difficile,
Et pourtant si normale,
Elle est comme ça, rien ne la changera,
Amoureuse, jamais heureuse, parfois tricheuse,
Pourtant si sensible, inaudible dans son mutisme,
Elle est sincère et généreuse,
Une vraie mère jamais peureuse,
Elle est comme ça,
Femme fatale, elle a mal, pas banale, un peu bancale.
Unique et pathétique son visage s’endort, elle est comme ça,
Elle vie dehors ne croit en rien, son sang se glace,
À son destin, elle ne peut faire face…
jeudi, 07 juillet 2011
Amélie
Une excitante vibration comme une image floue qui mouvemente la caresse virtuelle de nos mots sur ton corps nu. Une zone érogène se déroule derrière ton miroir tactile de satin pâle, dévoile tes envies, provoque nous les mâles. Un nombril, un piercing, glissant ta main, futile câlin, lissant ta peau et tes joues, glissant sous ta couette et nous rendre fou.
On passe par là pour essayer d’entrevoir, on passe par là pour essayer d’y croire, soif de tes mots et de tes photos, laisse nous rêver d’un brin de réalité, laisse nous songer de te voir t’extasier.
Une soirée d’été dans une maison abandonnée, contre jour, face à la fenêtre, un dernier rayon de soleil dessine une lueur sur ta sexy silhouette.
Ton silence s’allonge sur ce vieux plancher, ton petit bonbon mélange les mots et les couleurs, l’homme va-t-il s’enfuir ou flancher vers ton cœur ?
Comme une cerise sur un gâteau de chair et de frisson, une friandise si fragile, si exquise, son pêché mignon. Le caresser délicatement, le prendre entre deux doigts, le titiller l’effleurer, le voir rougir, gonfler et repartir.
Doux, chaud et sucré, un léger goût acide, sa langue délectée, un désir avide. Ses lèvres glissent, sa langue tourbillonne, il salive et aspire ce sucre d’orge, ce petit bonbon.
L’exciter, le faire tressaillir, te sentir mouiller, te voir jouir. Promener ses mains, lécher cette saveur, le faire fondre sous la chaleur, savourer ce délice.
Dessiner sur ton corps mille sucreries, gâteries, douceurs, confiseries et gourmandises simplement si adorables, agréables, bonnes, délectables, délicates, divines, excellentes, exquises, fameuses, jolies, ravissantes, savoureuses, suaves et succulentes.
S’enivrer de ce nectar qui coule entre tes cuisses, dévorer tes seins tes tétons et ce clitoris.
Te sentir partir, t’évanouir, te mordre les lèvres, fermer les yeux.
Se sentir se réjouir de tellement l’aimer, de le câliner de l’adorer, le désirer et te faire sourire.
Comme un diamant de sucre, aux éclats de plaisir, comme une pierre précieuse aux éclats de désir, ta main l’attire en toi, au plus profond de toi, ses va et viens si rapide pour jouir avec toi, il se glisse contre lui, se caresse à lui pour finir dans un cri sur une crème de bonheur qui dégouline sur toi.
Ce réveille le matin, la main entre tes cuisses, te caresse comme un malin qui, entre tes lèvres, se glisse. I lèche ta peau, salée, pleine de délice, il lèche ta peau sucré, pleine de malice. Ses doigts s’enfouissent dans l’humide moiteur de ton intimité, ses doigts persistent dans cette chaleur torride, il va et il vient, avec une main puis avec l’autre, lèche ses doigts et l’excitation monte, ton odeur si légère soulève son érection, il te cambre de bonheur et te lèche avec déraison. Ses joues s’enfouissent au creux de tes fesses, ses mains s’agrippent à tes seins et à ton cul, ta bouche salive et ta langue tourbillonne, il saisie sa queue et t’offre ses sensations. Ton regard est vicieux, c’est tellement bon, te prendre par derrière, par devant et de n’importe quelle façon. Ton clitoris explose à la moindre sollicitation, il est rouge comme son gland qui ne résiste à la tentation, de te pénétrer violemment, de disparaître au plus profond. Dans une danse de vos hanches vos corps ne font qu’un, il dévore ta bouche tes seins et tous ces petits endroits ou ses mains effleurent tes sens, ou vos yeux se racontent une histoire, ou vos sexes déclenchent une avalanche, ou il va jouir au creux de tes hanches, il ne bouge plus et te regarde jouir, il prend son plaisir entre ses mains, éjacule dans un jet qui n’est que pour toi, tu caresses tes seins de ce liquide de plaisir, il boit la liqueur de tes cuisses et rebande de plaisir, te pénétrer une deuxième fois, faire l’amour, encore une fois, plus longtemps, lentement, sûrement, rejouir plus fort, s’écrouler par terre, te prendre par devant et par derrière, saisir tes mains , bloquer ton soupir, des va et vient plus rapides et sadiques, entrer et sortir, plonger dans ce délire, résister à ce plaisir pour jouir à n’en plus finir.
En sueur, aux mille odeurs vos sens n’ont plus peur, cris et hurlements, noyés dans ce bonheur, une étreinte à n’en plus finir, un dernier petit rire, vos bouches sont ouvertes, vos langues se caressent, vos têtes chavirent, un petit rire avant de sortir, vos corps en osmose vous allez vous s’évanouir…
http://entramelie.hautetfort.com/

samedi, 02 juillet 2011
Le voisin d'en face
Le sèche linge tourne, une chaleur étouffante, et moi je bouge, je bouille d’adrénaline,
Ma peau se colle, l’t-shirt rose dégouline, et moi je miaule, j’étouffe comme une féline,
Je lèche le sol, serpillère de dentelle, mes seins la frôle, cette poussière de femelle,
Mon string s’épingle aux courbures de mes hanches, et l’autre en face me matte et se balance,
La sueur coule et je m’agite enfin, secoue mes boucles, caresse à la main, coca qui bulle et lèvres qui s’affolent, maison qui brille, j’ne me rends compte de rien.
Obsédée j’ai plus le temps d’y croire, que je plairais en déguisement du soir, une femme pressée qui récure et dégraisse, une femme coincée, qui a d’si jolie fesses.
Au fond d’un tiroir, il est là et se dresse, au détour d’un miroir, je comprends qu’il se blesse, il croit m’avoir, du coin de l’œil malin,
Ménage fini, je souffle sur mes seins, m’étale en boule sur le divan câlin, le prend contre moi comme si c’était le mien, ce jouet banal qui crie comme un pantin,
Je suis toute seule et sa vaut le détour, de faire la gueule de celle qui va jouir.
Objet d’insouciance, plaisir en absence, elle est là près d’moi, j’la rgarde avec insistance, essaye là, juste pour une première fois,
« Une œuvre dard, une pure imitation, piques toi au jeu en douce pénétration. »
Plaisir solitaire, elle vibre, elle en à l’air, comme si on était deux, jme fais l’amour à l’envers. Compensatoire et illusoire, elle sait rester fidèle, pas autant qu’toi, si belle mais irréelle, elle te ressemble mais n’existe pas, et l’autre en face n’en revient toujours pas.
Imagine mes cuisses, sous ma jupe relevée, mes bas font signe de me laisser baiser, ma peau se plisse en rose juteux doré, en un silence mes yeux, déjà, se ferment , je cambre les hanches, et lentement me caresse, mes mains s’immiscent entre mes jambes croisées, j’effleure mes lèvres d'un geste timide, téléphone sonne comme un dernier supplice.
Epuisée, j’en ai marre de faire ça, de sales journées comme si c’était chez moi, la patronne est une sacrée coquine, planquée d’objets à la saveur cyprine.
Comme une novice, j’écarte un peu les cuisses, y glisse un stick, ce p’tit sexe en plastic, mes doigts s’accrochent à mon clito factice, plaisir solo et pourtant partagé, l’autre mec d’en haut s’en est presque étouffé, admirer l’autre se donner autant de plaisir, se laisser désirer, avoir peur de rougir, par l’autre impressionnée, ce geste n’est qu’un soupir.
J’entends la clef qui tourne dans la serrure, une heure qu’j’ai terminée et j’viens de tout resalir, canapé blanc nacré, auréole du désir, pas de clim en été, canicule du plaisir, je vais vite rentrer pour demain revenir.
jeudi, 30 juin 2011
PREDATEUR
Impression troublante d’un déjà vue, impression sanglante et attirante, insurmontable pulsion oppressante, je suis là à contempler ce reflet, ce visage pâle tremblant et effrayé.
Il lèche son image sur une lame mal aiguisée, il transpire le mal par ce spectre schizo-freiné. Il scarifie une étoile sur sa peau transparente, trempe sa tête dans l’eau froide, la langue colée au palais. Ce geste il le répète depuis des jours, comme un réflex il se plante sans détour.
Je déraille sur une veine généreuse, une éclaboussure andrinople me gicle à la gueule, j’écoute le chant de sa gorge malheureuse, souffre la rosière mythique et hideuse.
Une pelouse vêtue de pâquerettes, un corps nu en retour de fête, une instance hospitaleuse aux vannes déployées, je me tue à le poursuivre, lui couper les vivres et les valseuses, le punir de s’enfuir et de la laisser seule.
Un brouillard d’hormones et de sueur, un vacarme inaudible et silencieux, un vent de rafale psychique et si honteux.
Dans ma cage de vengeance et de stupeur, j’admire ce mur couvert de frayeur, des photos mal cadrées de ton dos lacéré, une cambrure imparfaite, une chevelure défaite, paupières fermées et bouche entrouverte, je devine ton dernier soupir, un petit mot pour en finir, il s’acharne à décharner cette chaire acide et si froide, il frappe encore et encore à n’en plus finir, il hurle de douleur et de plaisir, il exulte en son délire, en non traitre je vais surgir, l’étrangler et le finir, je suis lui, il devient moi, aussi fanatique je me prend pour le roi, le roi des fous et le roi des cons, mais j’ai sauvé ton âme et attend ton pardon.
Un matin calme et ensoleillé, je pose un pied sur ce parqué ciré, ce bois qui craque me fait sursauter, une fenêtre ouverte, un rideau qui volette, un rêve latent me trotte encore dans la tête, je sens le mort et la peur, le vide et la candeur, qui pourrait te faire ça, si banal pourtant, aux infos si souvent.
Je me suis vengé et pourtant rien n’a changé, je me suis réveillé, j’ai simplement cauchemardé.
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mercredi, 22 juin 2011
Maladie
Elle est là impassive, abusive, à nous regarder, à nous saouler, à empoisonner nos idées déconstructives dans cette atmosphère passive et jouissive.
S’avachir sans réfléchir sur ce désordre d’orgueil bien placé, stimulé par nos envies oisives, ne plus rien faire, ne plus rien dire, mais t’observer et te guider, te tenir en laisse invisible, te laisser avancer sans peine de mort passible.
Le souffle coupé, j’égraine mon inspiration et mon expiration rationnelle, dans une apnée gênante et troublante. N’est elle pas cruelle de soutenir son regard de fard et de foulard, un masque bâtard qui sans le vouloir efface la honte de ce visage sans âme, de cette bouche muette et coquette qui lèche une peau si blanche si cafard sans lumière en état de colère.
Qui es tu ? spectre, ou marionnette, fantôme ou fée clochette en tenue de guinguette. Le bal est ouvert, l’horreur est si fière dans son accordéon de malheur. Une musique pour concert, une mélodie pour cancer, pour t’accompagner en enfer. Tourne et voltige, électrique et fatidique, dernière seconde dans la foule, sur une valse tu t’écroules, tu roules et personne ne devine que cette seconde est à toi, la dernière pour une fois.
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