samedi, 28 juin 2008

Au revoir


Ecrire pour ne plus fuir, des idées latentes, attente pour ne pas nuire, ne plus rien vous dire.

Ecrire pour ne plus être, des idées, là, tentent de s’étaler, pour paraître réconcilié.

 

Sur une page noir, comme un écran sans fin, ma plume balaye une encre de poussière, trop blanche, trop décadente, s’efface une écriture comme une simple attente.

 

Des lignes de vie sur une main transparente, des lignes de mire sur une cible apparente, transperce mon écriture avant que je ne mente.

 

Comme une phrase longe les pages que je ne vais plus remplir, des phrases à rallonge que vous n’allez plus lire, referme le livre de ma vie, partir ailleurs pour tout reconstruire.

 

Des lecteurs qui se délectent, des admirateurs qui décomposent un casse tête, des promeneurs qui lisent une facette, d’un esprit lassé de raconter son passé.

 

Je reviendrai parfois jeter quelques notes sur un avenir rempli de nouvelles fautes….   

jeudi, 08 mai 2008

Une minute

Un battement de silence dans mon cœur, leur regard vie dans leur douleur, sans remords et sans respect, assis je suis resté. Un mouvement sans un geste, immobile et pétrifié comme une boule de nerf calme et resserrée. Ils étaient tous là dans un bruit inaudible, ils étaient tous là dans un silence indélébile. Effacer leur mémoire, entretenir leur souvenir, jusqu'au bout ils vont y croire à cet impossible avenir. Ennemis comme des frères, amis comme leurs anciens pères, fouler une terre comme l'on vole sa propre mère. Jètent un cailloux ou marquent leur passage, fêtent un dégoût de crime et de saccage. Souffrir pour vivre, vivre pour espérer, espérer pour avancer, avancer pour penser qu'ils sont là pour la première fois, chez les autres  qu'ils ne voient pas, ceux pourtant qui depuis si longtemps, ne se reposent pas. Invasion légitime, possession primordiale d'un peuple victime d'une haine peu banale, vengeance sans savoir que pour exister ils acceptent les autres par hasard au lieu de les détester. Vivre en harmonie, dans une culture semblable, vivre pour la vie sans croyances fondamentales, si proches et si différents, il est si proche cet orient, ce pays inconcevable. La paix n'existe seulement que lorsque l'on n'invente pas la guerre, la paix arrive seulement lorsque l'on veut bien la faire.

dimanche, 23 mars 2008

Je t'm idem

 

Né pour être seul, vouloir toutes les aimer, sensibilité extrême en affaire classée.

Dossier trop lourd à porter, les pages de mon cœur sont pleines, je relis en aparté sans avoir de haine, mon plaidoyer à toutes celle pour qui j’ai eu de la peine. Facile à dire comme le oui du sacrement suprême, je dis je t’aime, je mens et je le pense jusqu’à la prochaine. Malhonnête avec moi-même la seule personne que je n’aime. Tendre S ajouté à ce mot, car S pour chacune d’elles apposé à M pour ne pas les confondre, sens S avouer un senti-ment par discours méthodique en majestueuse sophistique. Si je mens à moi-même pour quoi je le ressens comme une offense certaine à ma plus tendre enfance. Coupable je me crois capable de l’être, seul, pour toutes les fois ou j’ai pensé les mettre, ces maudites lettres se mélangent pour recomposer le même mot sans cesse et sans fin accroche ce S sans faim aux faibles S suivants, le M prochain maintenant sera le tout ou rien. Si ce n’est pas elle ce sera une autre, M S tes lettres sont là, contamination intellectuelle bien être sentimental, transmise à la lettre par acte social. Inventer un mot que l’on ne comprend pas, le dire sans répit à la faim de chaque repas, consomme notre amour à petit feu ou à petit pas, la première fois que je le comprendrais, je le garderais pour moi. Mourir de fin et ne pas la rendre malade de me  croire aussi malin de lui dire chaque soir.         

 

Je t’M                    

jeudi, 21 février 2008

Vieillir

                                                            
 

Ma source, mon oasis, la soif d’une beauté éternelle,

Coules en moi tel  un fleuve et pardonnes mes envies.

Les jours incertains aux délicats mirages  de la vie,

Toi la femme, aimes ton image, le visage de ma belle.

 

Je parle avec mon cœur, au sourire dans les yeux,

Le temps s’enfuit sur tes lèvres et sillonne ta fraîcheur,

Ecoutes ma peine, prends ma main et n’ais jamais peur,

Avançons ensemble lentement et devenons vieux.

 

Jeunesse perdue, respire l’odeur de ce parfum,

Abandonné en tes bras je serais ton défunt,

Mon souvenir te guidera aux portes du passé,

Seule avec toi-même, de ta vie je me suis effacé.    

 

Quelle importance alors  de franchir les années,

Jamais de toi, ma fleur, l’idée d’être fanée.

La rosée sur ta peau brille de tout mon amour,

Tes pétales illuminés ont la douceur du velours.

 

Exaltes ta grâce et ne regardes plus que moi,

Tes sens m’empoisonnent de tous ces émois,

Allonges toi sur le divan de ma conscience,

Racontes moi tes envies et mes impatiences,

 

Tu es malade de boire le fond de ce passé,

Saoule de déguster la liqueur nos amours,

Parles moi et je te promets,  de caresser

Ta douleur et de te soigner, pour toujours ! 

 

lundi, 11 février 2008

9 rue lamsside

Terrain vague en parking improvisé, atterrissage au coeur d'une cité, si fragile pour les non avisés. Jette les valises, effet de surprise, petite rue en pente, l'angoisse ne nous hante, descente inconnue vers une ville stupéfiante. Ruelles en escarcelle, comme une bourse de plaisir remplie d'un grouillement perpétuel, de petits échanges pleins de vie en frénésie éventuelle. Affolés d'être guidés vers un monde inconnu, la porte entrebâillée nous accueille en bienvenue. Demeure de caractère, on se roule parterre, heureux de découvrir  un toit à ciel ouvert sous lequel on va s'endormir en cette chaude nuit d'hiver.

Envoûtante évasion, excursion improvisée, il faudra bien pourtant ne pas se perdre et se faire guider. Labyrinthe millénaire cache en ces recoins, des monuments et des humains qui ont bâtit leur destin depuis si longtemps. Plaisir des sens, couleurs et odeurs, on découvre avec bonheur l'essence d'une passion, rêverie venue d'ailleurs et pourtant ils y sont.

La nimbe du Tout Puissant couronne ces milliers de fidèles qui prennent le temps à chaque instant d'attendre le prochain appel. Instant spirituel, fermons les yeux, la prière n'est que plus belle, sous le soleil de Dieux, recueillement éternel.

Moments de détente, de surprises et d'émotions, le temps nous semble si long, si loin et si bon, le temps passe trop vite, on se repose et l'on s'excite à l'idée de découvrir ce lieux aussi magique que mystique. 

Dans ce havre de douceur, d'exotisme et de saveurs, nous vous remercions et vous fairons l'honneur par ces quelques lignes de vous dédicacer notre bonheur, d'avoir partagé votre vie, votre maison, et de revenir passer quelques heures dans votre demeure ou sans délire nous avions oublié tous nos petits malheurs.   

A Stephen et Bruno

www.riad9.com suivre le lien à gauche dans la colonne

 

dimanche, 03 février 2008

Humains comme des hommes

Prendre un char, terre sans haine

Prendre un car, chair sans laine...

Ils ont froid sur ce banc de la honte, faudra bien pourtant qu'ils y montent. Prendre un avion sans attente et sans émotion, le plateau repas c'est le dîner que ce soir ils n'auront pas.

Ils ont faim sur ce banc de la honte, faudra bien pourtant croire aux histoires qu'on leur raconte. Prendre un avion comme des chiens sans chenil, cette gamelle est le repas que ce soir ils auront.

Vie promise, terre d'asile, elle n'a plus besoins d'eux, fuite sans dignité, comme des sang papiers ils se jettent au feu.

Rejoindre cet enfer si vite oublié, rejoindre cette terre si proche et si vraie, ce désert dictateur sans frontière et sans pitié, va les gaver de sable et de pauvreté. Illusion sans mirage, pillage et saccage, quotidien oublié si vite retrouvé.

Boire un coup avant le naufrage, il pleuvra sûrement avant que tu n'es plus l'âge de croire que le destin t'a fait naître là bas, dans ce paradis terrestre que l'homme ne comprend pas.  

Des lois et des idéaux pour penser qu'on est différent simplement parce qu'un crétin n'avait plus assez de couleur à leur offrir en cadeau.

Prendre un avion pour le plaisir de fuir un quotidien si doux et si calin, rejoindre cette Afrique, retour aux sources comme un crétin, c'est ici que tu as vu le jour alors ne te crois pas malin. Dédicace ton voyage à ceux qui n'ont pas de matins pour ce dire que ce soir ils seront loin.  

Vacances 

mercredi, 16 janvier 2008

La seule chose qui ne changera jamais

Les matins sont pressés de m’écraser jusqu’au soir, les nuits sont pressées de me réveiller sans le vouloir. Comment arrêter le temps qui passe, comme fuir ces journées de lassitude, ne pas succomber aux habitudes, vivre au-delà du plus efficace, mon visage se ferme, mon esprit s’enferme, je me déface,  je perd la face, je me déphase, je perds les phrases, j’ai mal à la tronche, je me détronche, j’ai mal au cœur et je m’écoeure.  Je me détraque et j’ai le trac, je débloque et rejette tout en bloc, je me démène et pourtant, qu’elle vie je mène, je me déteste et pourtant je me teste, je suis débile, je dégueule de la bile, j’ai la gueule à l’envers, le teint blême et presque vert. Je me découple et je suis en couple, je me détruit et me dégoûte. Je voudrais changer une seule chose dans ma vie,  cette goutte qui va couler sans même faire déborder  ce trop plein de plus rien à foutre. J’en ai mal au ventre je dit stop, je dit arrêt, fini de faire couler cette encre excré-menteuse, cette déferlante juteuse de lignes mal remplies qui dégoulinent de ma vie.

Je dégaine, j’ai la flemme, une main sur la détente et l’autre sur la queue, vise entre les deux yeux au regard de haine, il est affreux cet avenir qui se déchaîne. Je suis moi et rien n’y changera, si je pouvais je viserais plus bas. Je ne vais me détruire ni même me fuir, je me regarde bien en face et m’affronte, je dégaine et me flingue, mais non je ne suis pas dingue, je suis moi et rien n’y changera, moi m’aime contre moi… 

mardi, 25 décembre 2007

On est super con à 18 ans

Les années très passent vite, belle époque ou années folles, années vingt ans farandole, insouciance tu nous imites, à cet âge là notre cervelle était si molle.

Faire le mur pour y planquer la voiture, premier baisé sur chocolat non glacé, crème coulante sur tes lèvres affriolantes, on a joué sans affection une série télé d’AB production.

Un peu bourge, et peu fidèles, on découpe un pascal pour prendre une bouteille.

Cette boite de nuire à notre identité, cette boite pour fuir, cette boite pour danser,  pour boire et en finir. Musique sauvage, tous bourrés, tous le même âge et prêt à vous tirer.

On baisait à la volée pour jouer à les aimer, visages d’anges trop con et trop parfumée, petite voiture pour ne pas marcher comme ces coincés.

Prendre les autres de haut tellement on était bas, on cachait notre courage derrière de faux plaidoyers.

Nuits blanches pour dormir au fond de la classe, envoyer chier la petite prof par manque de classe. On était une Ptite bande prête à dormir dans la même pièce, se faire câliner pour que les autres nous entendent s’éclater. 100 bouteilles de bière avalées pour pisser sans bander, la Ptite voisine, elle, avait oublié son stérilet. L’autre con qui nique au bord d’une piscine, sa nana qui nous gonfle au bord des larmes. Toi et moi dans la baignoire, se faire jouir on va pas pouvoir, salle de bain en bureau des plaintes, j’ai trop picollé et pourtant je t’ai aimé, me suis endormi avant même de te le prouver.

La petite folle me cherche partout, elle aussi est amoureuse mais je la planque un ou deux jours, j’en fais ce que je veux, premier amour !  

Les potes qui balancent par jalousie ou mésentente, trop fin pour se cacher, trop lourd pour dire la vérité. On révise le bac comme si on allait à la fête, on joue au cas’ sans se prendre la tête. On vole sur le fric, on se pique au jeu, on se drogue au pastis et on est heureux. L’avenir est un mot que nous n’avions pas inventé, déguisés en petits cons, reflet d’une certaine mentalité.

Grandir dans une ville comme ça, s’apprends plus vite que danser la salsa.

Sport quotidien, sécher les cours, flipper et ptit joint, faire les boutiques et se croire malin de s’habiller avec du chic, chaque soir et chaque matin.

Afficher une marque pour se croire fort, se déguiser en arnaque pour ne jamais avoir tort, dégueuler par la portière pour conduire vite et se croire fier.

Assurance tout risque sans coller le 90, embrasser un trottoir, froisser la tôle sans désespoir.    

Nous étions des assistés, des gosses de riche mal honnêtes et un peu paumés. Il y a 20 ans je n’imaginais même pas qu’aujourd’hui je serais fagoté en chemise Kiabi mal repassée.

 

Merci à toi Folie...

samedi, 22 décembre 2007

Sans titre

La fumée s’élève devant l’écran, la feuille est blanche d’un ton d’ignorance, inspiration asphyxiante, je jette la cendre comme on jette une éponge. Trouver les mots, si facile et pourtant, trouvez les beaux, si difficile et pourtant... Oscillation d’une idée soudaine, il effleure mon esprit pour frôler la haine. Qui est il ce mot qui raisonne ? Que fait il pour que rien ne m’assomme ? J’entends ton sourire, j’écoute ton regard ne rien me dire, je vois tes maux jaillir en soupir, j’interprète tes mots, pour ne pas te faire souffrir. Expressionniste par indulgence, couleurs intenses sans urgence. Sentiment circonstanciel, avec le temps devient éternel. Flâner pour deviner, penser en euphonie pour que les mots sonnent en harmonie. Ecrire en eurythmie pour composer ces mots comme une œuvre d’art, comme un poète ou un peintre qui a peur d’être en retard. Les lignes se succèdent, non coupable je plaide, en sténo je ne saurais le faire. Prosateur ou imposteur, peu importe le nom de l’auteur, ce soir il n’écrit pas, ce soir il ne dort pas, les yeux ouverts sur cette page à l’envers, il te devine, te voit, te sent, te touche et te caresse, crescendo pour ne dire qu’un seul mot.

J’écris trop vite ou trop tôt, incompréhensible ou inaccessible, tu comprends, pas besoin que tu devines, ce mot est pour toi, ce mot est à toi, je ne le prononcerais plus jusqu’à ce que ce soit toi. Rien ni personne ne m’empêchera de le dire une dernière fois, une prochaine fois ou à chaque fois. Il est pour toi encore une fois, si tu relis alors rends le moi.

mercredi, 19 décembre 2007

L'amour physique est sans issue

Parce que je n'ai jamais aimé Jean Jacques Goldman, parce que comme toi elle s'appelait Sarah et comme toi elle a fait un bébé toute seule. Et moi dans tout ça, je joue quel rôle, celui du géniteur ou d'une simple idole. Sur les murs de ta chambre tu décolles mes posters, les froisses comme une folle qui descend en enfer, tu pètes ma guitare et la jette en l'air. Mais j'irais au bout de mes rêves.

Faire l'amour à une poupée, faire l'amour à une photo, faire l'amour comme si j'y étais ou faire l'amour par défaut. A haute vitesse je m'enfonce, j'ai bu sur tes fesses jusqu'à la défonce, vers notre ultime désir je fonce. Elle est molle ma petite folle, elle n'est pas dure pour elle, elle est raide pour toi, tu me jettes des claques et me fout des coups de groles. Ferme les yeux et caresse ma douceur, je me suis levé tôt pour épiler cette horreur. Ma peau est douce comme du papier glacé, ma peau est rose comme du papier satiné, impossible de faire demi-tour, je pénètre sans marche arrière, comme toi je suis lisse, en toi je me glisse, je pénètre sans savoir quoi faire. Cet enfant je l'ai voulu, en cet enfant elle n'as pas cru, je voulais qu'elle se nomme Sarah et elle,"sacrifice", la surnomma. Elle aurait eu les yeux clairs, elle est morte pour toujours, holocauste éphémère, extermination d'un seul jour. Allez croire que je pourrais être père, je n'ai même pas eu un seul frère. La mère de mon enfant c'est toi et sûrement pas elle, son intimité me désole, de la tienne je suis fier, je t'aime quand elle m'absorbe, je t'aime quand tu mets ta robe, je soulève le voile qui masque tes cuisses, je plonge dans l'interstice de ton humide moiteur, rejoindre ce précipice, mettre le feux à ce délice, je ne contrôle plus, j'ai peur et je pleure. La voie est libre, la voie est douce, la voie est chaude, mais la voie est sans issue. Sacré plaisir, crétin de désir, si je rentre je suis mort, si je rentre je ne sort, ton "vagin est une impasse", roulette russe, impair et passe, en rouge et en noir je fantasme, ces va-et-vient sont sans retour, putain de pléonasme! Mais tu vaux le détour... 

D'après une idée originale de Folie Privée